Passages

Cette semaine, j’ai reçu mon premier magazine Suisse!  Il s’appelle Passages, et c’est sur la culture et l’art de la Suisse.  On peut s’abonner gratuit!  C’est bon pour un étudiant comme moi.  On peut recevoir la version Anglais, Allemand, ou Français, et bien sûr, j’ai choisi Français!!  Il apparait deux fois par an—c’est pas beaucoup, mais c’est gratuit, alors, je ne plains pas! Si on veut le voir, tu peut venir au m’appartement quand tu veut!  Ou bien sûr, tu peut s’abonner!

Voici le site web:  http://www.prohelvetia.ch/Magazine-culturel.34.0.html?&L=3

Cette numéro est sur le sujet des migrations des gens: « Comment la société migratoire se reflète-t-elle dans la création artistique contemporaine? » Partout dans le magazine il y a des photos d’un artiste nippo-suisse qui s’appelle David Favrod.  Il a dit que « Pour les Suisses, je suis Japonais, et pour les Japonais, je suis Suisse ou plutôt un « gaijin », un étranger. »  Il était né au Japon à un père Suisse et une mère Japonais.  Sa famille a déménagé en Suisse quand il avait six mois.  Quand il avait dix-huit ans, il voudrait une double nationalité de la Japon, mais l’Ambassade ne le donne pas.  Apres ca, son art est sur le sujet de le désire de créer un petit Japon à lui-même, en Suisse.  Sa photographie est surtout sur ce thème des deux cultures en collision dans l’esprit du homme–  l’homme et la culture Japonais dans les paysages du Valais.  Quelque temps dans ses photos c’est facile de comprendre que représente la Suisse et que représente la Japon, mais autre temps, c’est un peu plus complique.  Peut-être ça c’est parce que les deux cultures sont maintenant dans un corps.  Comme l’artiste a écrit, « Fuji ou Catogne- Japon ou Suisse ? Les souvenirs et les perceptions sont parfois trompeurs. »

Voici le site web de David Favrod:  http://www.davidfavrod.com

Grand Corps Malade

Cette semaine j’ai enseigné 4 classes car je devais remplacer une professeur de français partie dans ma ville à Versailles pour le programme d’échange. Elle m’avait donné un plan de cours mais j’ai pensé que ce serait amusant et pédagogique de faire connaitre à mes élèves un chanteur français, pas très connu, « Grand Corps Malade ». De son vrai nom Fabien Marsaud, il était très doué en sport et voulait devenir champion de basketball. Malheureusement ses projets ont pris un sacré tournant lorsqu’il a eu un très grave accident en plongeant dans une piscine qui n’avait pas beaucoup d’eau… Les médecins pensaient qu’il deviendrait complètement paralysé, mais finalement les choses allèrent mieux après sa rééducation. Aujourd’hui il chante en concert avec une béquille, c’est donc en raison de son handicap qu’il a pris le nom de Grand Corps Malade. Il s’est mis à un style particulier musical que je ne connaissais pas bien avant, le « slam » : cela consiste à déclamer un poème sur fond musical.

 

J’ai lu quelques un de ses « slam », en particulier un qui est très émouvant car il parle de son histoire, son accident, et comment il s’est peu à peu adapté à sa nouvelle vie. Il décrit ainsi le monde des personnes handicapées, comment elles vivent le regard des autres, leur dépendance, mais aussi le courage et l’espérance que certaines gardent. Je pense que ce chanteur a la chance d’avoir une personnalité très optimiste et une « envie de vivre » très forte. Il ne peut plus être un sportif, mais je crois qu’il a gardé son âme de grand sportif face à la vie !

Grand Corps Malade écrit donc des slam qui parle de sa vie, mais aussi de d’autres sujets, comme sur l’éducation nationale en France, en particulier dans les « zones  d’éducation prioritaires » : ce sont des villes qui ont sont exposées à l’insécurité, et qui ont également un niveau de vie défavorisé. Un plan d’éducation fut lancé en 1981 afin de plus se concentrer sur ces zone en donnant une éducation plus démocratique, en effaçant le plus possible les inégalités sociales : il s’agit de donner davantage à ceux qui ont le plus besoin, financièrement mais aussi humainement, par exemple en créant plus de postes de professeurs et d’accompagnement scolaire (aider les enfants à faire leurs devoirs après la classe). Grand Corps Malade est aussi un « slameur » engagé car venant d’une banlieue de ce type, il dénonce dans ce slam la réalité, et demande aux politiques de faire encore plus pour ces zones prioritaires.

Voici 2 extraits de ses slams:

“6° sens” :http://www.youtube.com/watch?v=a8YsdDJQfpM

“Education nationale”: http://www.youtube.com/watch?v=Oi05d9sb6h8